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Roc Quercynois Brengues 2011: le CR d'Yves

Publié le par G58

Tous les jours en i, c’est permis. Sauf que tout le monde fait ça le dimanche
On parle vtt bien entendu. Encore et toujours, les dimanches se suivent et se ressemblent.


Surtout que ça en fait trois au mois de mai qu’on se retrouve dans le Lot
pour laisser libre cours au plaisir intense de rouler dans le vert du décor; Bretenoux, La Rozière et Brengues
Bon d’accord à la Rozière j’ai pas roulé tout à fait comme d’habitude,
mais j’étais en deux roues malgré tout, et puis je l’avais déjà fait.


Dimanche 22 mai donc, on s’est retrouvé embringué pour le Roc Quercynois de Brengues,
un petit village sympathique au bord du Célé dans le parc naturel des Causses du Quercy situé entre Cajarc et Figeac.


C’était la troisième édition de cette rando raid organisé par le comité des fêtes.

La dictature du club avait fixé l’horaire de rendez-vous à 5h45 pour être sur place vers 8h.
Trajet sans histoire pour 7 Maillons, deux sont déjà sur place dans l’attente (la tente?) des autres.
Tout comme à Bretenoux quinze jours avant, on n’était jamais allé rouler dans ce coin du département.
Ç’est pas la porte à côté certes, mais bon quand on aime on compte pas.
Et puis on n’est pas seul, car 300 vététistes au moins ont fait pareil.
Le départ est au camping bien placé et facile d’accès au bord de la rivière.
Le beau temps est annoncé selon les sources météo, mais c’est pas le grand soleil.
Des nuages pas trop rassurants se baladent un peu plus haut.
Le temps de se préparer, passer par les formalités d’usage et compléter le petit déj,
on se positionne sur l’aire de départ. Un départ groupé à 8h30.
Les parcours au choix sont multiples et pour tous les gouts.
Les deux premiers plutôt légers avec 18 et 31 km, mais jusqu’à 950m de D+ déjà.
Les autres sont déjà plus copieux sur le papier.
De 48 km avec 1500m, 67 avec 2100
et le morceau de 1ère catégorie avec 84 km et 2650m pour aiguiser les gambettes.
Les options petits parcours étant interdites au club, on opte tous pour le grand.
On verra ensuite selon la forme quand il faudra bifurquer.

Ça démarre gentil mais pas trop, juste ce qu’il faut pour chauffer. 
Un ou deux km de bitume, un petit hameau et hop le premier chemin suivi très vite d’un single bien comme il faut dans les sous-bois.

Sur les vingt-cinq premiers km, la moyenne est plutôt élevée car le parcours est roulant.
Je m’attendais plutôt à ce que ce soit plus technique ou pentu, mais non c’est des chemins et pistes qui alternent dans les bois et les collines.
On a quelques petites monotraces et des bouts de descentes sympa mais dans l’ensemble c’est plutôt roulant.
Les bosses sont pas violentes sur cette première partie, mais vaut mieux rester calme dans ces montées peu pentues,
car elles sont toujours assez longues et consomment pas mal de jus.
Paysages sympathiques sur les plateaux entre la vallée du Célé et celle du Lot un peu plus loin.
Pas de souci pour suivre le balisage matérialisé par des panneaux directionnels, de la bombe de chantier et des rubalises.
Premier des six ravitos au bout de 12 km environ.
D’habitude je fais l’impasse si c’est trop près mais là je m’arrête pour un coca et quelques bricoles.
Sucré salé, y a tout ce qu’il faut pour caler les estomacs.

La reprise se poursuit sur le même type de terrain, pas de gros dénivelé encore,
et je me dis au fond que les 2600m n’y seront pas à la fin normalement, plutôt 2000, 2100.
Y a pas grand monde sur les sentiers, on est trois ou quatre à rouler plus ou moins groupé selon la forme de chacun.
Ca chôme pas malgré tout et personne se promène peinard.
Km 27 environ, on enquille une belle monotrace durable et sensass, à profil descendant
et on file bon train vers la descente sur Marcillac.
Le relief est plus prononcé maintenant et on va attaquer la partie du raid la plus difficile avec des difficultés jusqu’à la fin,
puisqu’on alternera entre les hauteurs et les bords de la rivière.
On passe d’abord au ravito deux avec un petit portage pour y arriver sur une monotrace truffée de cailloux
qui rendent la progression très dure sur la selle et inutile presque car l’énergie perdu à vouloir passer à tout prix se paiera cash sur la fin.
Le photographe posté là pour l’occasion n’est pas au meilleur endroit, sauf à vouloir prendre que des gonzes à pied.
Prenez le temps d’admirer le point de vue quelques dizaines de mètres après le ravito.
On fait passer la faim et on s’y remet sur un chemin de quelques centaines de mètres et puis, plein gaz à gauche vers en bas.
La première vraie descente. Pas trop technique, mais bien pentue par endroits avec un paquet de virages serrés où on tourne au frein.
Quelques marches qui s’avalent à fond. Attention les arbres qui passent un peu trop prés.
Du tout bon sur la longueur cette descente. Ça va vite et on apprécie sans ménagement.
En bas on se jette sur la route pour rejoindre Marcillac, charmant patelin de la vallée avec ses habitations en pierre  très anciennes.
On a tôt fait de traverser, et on se remet vite à reprendre du positif vers les hauteurs.
Du single et des chemins pour continuer la progression, entrecoupés de route parfois descendante (sniff).
Les nuages gris noirs sont toujours bien présents, on espère que la pluie ne va pas s’y mettre.
La température est idéale pour pédaler, et pas trop transpirer dans les bosses.

On est toujours au-dessus du Célé sur les GR boisés dans un décor toujours agréable.  
La descente sur Saint Sulpice est pas vraiment amusante sur une piste large avec de la caillasse fuyante.

Ça descend vite pour retrouver du goudron à l’approche d’un ancien moulin.
On longe la rivière rive gauche pour rejoindre le village.
Un petit pont pour changer de rive et on trace sur un superbe chemin sentier dans les tunnels végétaux proche de l’eau.
Il fait bien sombre par endroits sur ces passages. Deux ou trois km forts sympathiques autour des méandres.
Quand on quitte les bords de l’eau, c’est pour reprendre un peu d’altitude et revenir sur Brengues où le parcours de 48 km s’achève.
Je roule seul depuis un bon moment déjà avec en point de mire David,
un gars du club Tripotes et Mascagne. Il roule mieux que moi et je le rejoins parfois au bas des descentes et sur chaque ravito.
Devant nous deux il y a un gars qui fait le 67 km et qui nous a doublé depuis un moment,
et derrière je sais pas trop où en sont les Maillons éparpillés.

Les ravitaillements, il vaut mieux ne pas les manquer,
le programme du jour demande d’avoir suffisamment de réserve pour éviter les baisses de régime.
Au village, on tire droit vers le 67 et 84, y a encore du chemin à faire
et les bosses reviennent à la charge avec d’entrée un portage copieux sur un sentier qui mène vers le Château des Anglais.
On se dirige tout droit vers le plus beau passage de ce raid, plutôt raide maintenant.
Au détour d’un sentier, on se retrouve à passer sous une porte en pierre plutôt insolite.
Un simple mur de pierres au milieu de la trace avec une porte voutée sous laquelle vous passez tranquillement.
Bon ça c’est fait.
Le sentier est réellement superbe à 150 ou 200m environ au-dessus de la vallée.
Les yeux sont à la fête tout le long et ce qui arrive un peu plus haut est encore meilleur pour les mirettes.
On passe contre les barres rocheuses et même carrément sous les voutes des falaises ou vous frottez l’épaule gauche par moments.
Superbe et rare de tels passages. Sur la droite par contre, faut pas y mettre la roue, car c’est du vertical pur et sans sommation.
Il n’y a pas de danger malgré tout à rouler sur ces somptueux sentiers.
C’est un pur régal, on ondule irrégulièrement entre les pierres, ça passe quasiment partout et le visuel est splendide.
On en sort pour accéder au ravito quatre il me semble, y en a un paquet et j’ai perdu le compte.
Un point de vue magnifique encore sur le village d’Espagnac Saint Eulalie.
Mon compagnon de roulage est déjà là depuis une bonne minute au moins et on prend le temps de refaire le plein car la faim est bien présente.
Surtout, il reste près de 30 bornes encore.
On repart avant que je finisse l’assiette de fromage.
La descente qui arrive semble extra vu d’en haut.
Une fois dedans c’est énorme. Les gars du ravito nous avaient dit qu’il avait des passages difficiles.
Effectivement de grosses marches apparaissent bien vite peu après l’entame.
Mais ça passe malgré tout, avec un peu de technique on s’en sort.
Cela dit c’est chaud bouillant et attention à bien mettre la roue avant là où il faut. L’arrière suit toujours.
Passé cette zone trialisante, on se cale bien pour que ça dépote un maximum.
Rapide et joueuse, c’est un grand moment de descente jusqu’au village. Il en faudrait des km comme ça.
Espagnac, encore un site touristique de la vallée certainement.
On traverse le Célé une nouvelle fois pour traverser le patelin.
On se doute de la suite, ce sera orienté vers le haut.
On se remet à mouliner pour prolonger l’aventure et se remettre du D+.
Ça commence à tirer dans les jambes, ce n’est pas franchement des grosses côtes violentes
mais plutôt des longs morceaux avec un pourcentage pas énorme mais qui use un max le physique. Toujours en prise.
Je roule avec mon compagnon d’échappée qui lui est plus facile et reste dans mon allure.
On peut du coup en profiter pour parler un peu et faire passer les km un peu plus vite.
Sous-bois, sentiers, chemins, caillasse, monotraces joueuses dans les arbres, c’est le décor du périple de ce Roc Quercynois 2011.
Les km s’ajoutent et le dénivelé augmente au fur et à mesure de la progression.
La dernière bifurcation arrive. 67 à droite et 84 à gauche sur la piste montante.
Si vous partez à droite, il doit rester environ six ou sept km pour rentrer.
À gauche, c’est une petite vingtaine environ pour finir la Brengues et encore 500 bon mètres de D+.
On est venu pour la totale, donc coup de cintre à gauche pour la dernière boucle.
Et on continue sur les pistes forestières et les chemins lotois.
On enquille une descente pas heureuse, sur une piste large avec du vieux goudron et des graviers, si je me souviens bien.
On a un dernier ravito en pleine nature pour faire une courte pause.
La courbe de dénivelé est affiché et on voit qu’il reste encore deux trois bosses dont une qui a l’air copieuse.
On repart pour la partie finale. Pas trop de répit sur ce parcours, les pistes boisées se succèdent en montant légèrement ou en descendant.
Un peu plus loin, descente plutôt roulante et large sur un chemin.
Ça permet un peu de récupération.
Le temps nous laisse peinard, il fait pas très chaud et c’est bien comme ça.
En bas, on est quasiment à 80 bornes, ça sent la quille.
Un bout de route qu’on quitte de suite pour se cogner la dernière bosse. Aaarg !!!
D’entrée on sent le traquenard, et on voit surtout qu’on pourra pas rester sur la selle bien longtemps.
On tente malgré tout mais c’est peine perdue.
Trop de pente, de fatigue dans les jambes et de caillasse fuyante sous les roues pour tenir le cap.
On s’interroge même sur la nécessité de cette bosse dans le final, en espérant qu’on ait droit à un joli final bien coloré et tout en négatif.
Ça monte, ça monte et on est au pédestre pendant cent cinquante mètres environ.
Passé un virage à gauche, on peut se remettre en selle pour terminer l’ascension.
Quand on débouche tout en haut, il manque plus qu’à descendre le village d’arrivée.
Finalement on a bien fait de se farcir la bosse, ça aurait été dommage de louper le dessert.
On se fait pas prier pour se jeter dans le grand plongeon. Une monotrace rapide et un peu technique.
Un ou deux virages secs, un passage trial avec de grosses marches et dès que la voie est libre, plein gaz.
Superbe encore et grisant pour peu qu’on soit bien lucide pour apprécier et assurer la descente.
Dans la vallée, on traverse le hameau de Merlet
et il reste environ deux km à dérouler peinard sur un chemin, puis la route en bord de rivière pour terminer ce joli raid lotois.
Le pont qui enjambe le Célé, une dernière fois et le camping d’arrivée pour passer sous la banderole.

Au final, les données de mon gps confirment les valeurs annoncées. 83 km et 2500m de D+. 5h13 de roulage (moyenne 15.9).
Un parcours éprouvant qui semble roulant sur le début mais qui finalement présente un sérieux dénivelé.
Mis à part deux ou trois descentes qui sont très roulantes sur pistes larges ou vieux goudron,
(peut être fouiller quelques variantes joueuses qui existent certainement),
c’est du bon vtt dans un décor très varié et une belle aventure, rude et très jolie.
Un déplacement qui vaut le coup sur un site où le visuel apporte une valeur ajouté superbe au parcours.
Et puis la jeune organisation brenguoise progresse chaque année par rapport au divers CR qu’on peut trouver.
En tous cas, on reviendra très certainement pour en remettre une couche dans le futur.

Bravo et merci aux organisateurs.
Et merci à David aussi avec qui j'ai pu roulé sur la dernière moitié.

Publié dans Compte- rendu

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Le nouveau matos du taulier

Publié le par G58

            Hé oui, après le cross- country pur et dur, après le Spark et ses 110 mm av/ar, la course au débattement s'intensifie et c'est tout naturellement qu'en tant qu'adepte du light, je me suis tourné vers le Genius et ses 150 mm de débattement .

Mon choix s'est porté sur le 10 et son cadre carbonne HMX.

Après une légère retouche de plusieurs composants , j' ai réussi à atteindre un poids total  tout à fait léger puisqu' actuellement, ma nouvelle monture affiche 10kg 980 preuves à l'appui sans sacrifier la robustesse et le fonctionnement des différents éléments.

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Mais laissez-moi vous présenter la bête:

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CADRE : CARBON Scott HMX

 

FOURCHE : FOX 32 TALAS RL DEBATTEMENT DE 110/130/150 MM

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AMORTISSEUR : SCOTT EQUALIZER 2 avec 3 positions (150,110, blocage complet)

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CINTRE : RITCHEY CARBON WCS RIZER

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POTENCE : RITCHEY Carbon WCS

ENTRETOISES DE DIRECTION:KCNC

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JEUX DE DIRECTION : RITCHEY MTB

MANETTES : SHIMANO XTR

LEVIERS DE FREINS : SHIMANO XTR

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FREINS : SHIMANO XTR 160/160 Centerlock

BLOCAGE ROUE AV: Fox 15 mm

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TIGE DE SELLE : RITCHEY CARBON WCS

BLOCAGE DE SELLE:KCNC

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SELLE : Italia Kit Carbonio Flow

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PEDALIER : SHIMANO XTR 22X32X44

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DERAILLEUR AVANT : SHIMANO XTR type E

DERAILLEUR ARRIERE : SHIMANO XTR chape Carbonne

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ROUES : DT SWISS XR 4.20 / Moyeux Shimano XTR avec flaps No tubes

 

PNEUS : SCHWALBE NOBBY NIC 26X2,25 Tubetype montés sans chambre au latex

CASSETTE : SHIMANO XTR 11X32 ( 11.12.14.16.18.21.24.28.32) puis XT 11X34  (11.13.15.17.20.23.26.30.34)

CHAINE : SHIMANO CN-HG73

BLOCAGE ROUE AR: Hope

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PEDALES:  EXUSTAR TI

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POIGNEES: Grips KCNC

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Voilà ! Maintenant, comme on dit, y'a plus qu'à !!!!!!!!

 

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Roc Quercynois Brengues: Dim 22 Mai

Publié le par G58

Cette année encore le comité des fêtes de la commune de Brengues est heureux de vous accueillir pour la 3èmeédition de cette journée.
Cette nouvelle édition du Roc Quercynois aura lieu le
22/05/2011

Site de l'organisateur 

Roc Quercynois 2011 bis

 

Roc Quercynois 2011

Publié dans RANDONNEES VTT

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Le Raid Cahors La Rozière de G58

Publié le par G58

 Pour cette édition 2011, je me suis aligné sur le 60 km que j'ai effectué en 4h de roulage. Pas de CR détaillé cette fois: je connaissais sur le bout des doigts la moindre portion de single, la moindre piste, le moindre caillou.

L'organisation comme toujours était au top, les ravitos d'excellence (mummmmm! le nutella!).

L'évènement est parfaitement rodé et le succès comme chaque année est au rendez-vous !

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Juste le temps à l'arrivée d'avaler rapidement une binouze et la traditionnelle saucisse en compagnie des Verts qui étaient sur le 40 km:

De gauche à droite: Fred la flèche, Gégécamillo, Yvoncasqué, Hulkboudinet et Marco à la photo !!!

 

Publié dans Compte- rendu

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Cahors La Rozière: le CR de Jean-Yves sur LPI (texte, photos, videos...)

Publié le par G58

Publié dans Compte- rendu

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Raid Cahors - la Rozière: le CR de Gégé

Publié le par G58

       Quel régal ! Surtout qu'aujourd'hui il y avait tout : météo idéale, la pluie de la veille avait rendu les sols moelleux- mais peut-on dire moelleux dans le pays des cailloux ?- ( Yvon, qui a fait des tests à plusieurs reprises, pourra peut-être vous donner la réponse...) et bien sûr , comme toutes les randos que je connais dans le secteur:  accueil, ravitos, circuits, tout est au top, avec toujours la convivialité en prime. Alors, encore une fois je dis bravo aux organisateurs  et à tous ces bénévoles dont la seule motivation est de faire partager leur passion : MERCI !!  Sans vous, le VTT ne serait pas tout à fait ce qu'il est.

      Sinon je n'ai pas grand chose à dire sans me répéter, sachant aussi que le plaisir que l'on ressent à VTT - même quand c'est dur - est plus facile à vivre qu'à raconter ( il en va ainsi pour tous les plaisirs....surtout quand c'est dur!...) (oups! ..pardon !...)

       Combien de fois a-t-on dit avec Marco: "quelle chance on a" , sous-entendu :"de vivre dans ce pays" , "d'avoir la forme pour rouler" ... etc... , en résumé "de pouvoir profiter pleinement de ces excellents moments de vie ; où, rencontrer des gens que l'on connaît peu ou pas du tout, échanger quelques mots , impressions , s'entraider si besoin ... est au moins aussi important que de pédaler. En fait tout cela est indissociable et nous devient indispensable.

       Voilà pour la pensée du jour. Pour le reste , je dois dire que j'ai à peu prés respecté l'objectif que je m'étais fixé, à savoir rouler cool. Yvon qui descendait tout juste du Ventoux se croyait en plaine...il envoyait grave dans les bosses! "Ne m'attend plus" lui dis-je "je gère" ( je digère aussi) , il n'a pas tardé à rejoindre nos deux flèches, Hulk et fredo, qui avaient déjà pris la poudre d'escampette, mais qui furent  freinés... par les tartines de rillettes. Nous avons donc cheminé paisiblement, Marco et moi, en récup de notre sortie route de l'avant-veille et surtout, en ce qui me concerne, en prévision de notre grosse sortie dimanche prochain à St Béat, où, aprés avoir passé le Port de Balès et Superbagnères je risque de passer plus facilement à la trappe... qu'au Portillon.

        Je termine juste par la  petite anecdote du jour : au terme d'une rude montée bien caillouteuse du côté des Junies, je me trouvais déjà passablement "émoussé " je profitais donc d'un petit replas pour me désaltérer et jeter un coup d'oeil au compteur pour évaluer le chemin parcouru: surpris par ce qu'il m'indique , je n'en crois pas mes yeux ! je les "escarquillent" à nouveau et je relis : c'est bien ça! je vous le jure ! il y avait marqué  "16.64" !!    C'est la bière à Gaël !! M'exclamais-je en moi-même ! Il est sympa, lui qui fait le 60, il m'envoie un message pour m'encourager !! incroyable!! Peu branché nouvelles technologies, mais complètement "espantoufflé" par une telle prouesse technique, j'en fait part à Marco :

  "tu le savais toi , qu'on pouvait recevoir des SMS sur le compteur!?

   Réponse de Marco: " ??????...!!!!!!!.....?????...."

   Moi : " Ce doit être un mutant ! "

   Marco : " ton compteur ? "

   Moi : " non, Gaël !! ".

 

       J'ai maintenant compris l'origine de l'expression "être émoussé" : c'est quand on voit des mousses partout !

      Celle que l'on a partagé à l'arrivée était bien réelle , la saucisse grillée fut également appréciée par chacun , à l'heure on l'on refait la course, les discussions vont bon train et sont ponctuées de grands éclats de rire.

      Merci à tous et à la prochaine!

 PS: Accessoirement voici quelques chiffres (également trouvés sur mon compteur):

 -  41.70 kms;  3h17' de roulage;  12.6 km/h;  3h35' au total;    D+ 1206 m

Publié dans Compte- rendu

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Rando Cère et Ségala: le CR d'Yves

Publié le par G58

 

 

Adeptes des raids longs raids plutôt copieux question difficulté,
on hésite pas à faire deux heures de route pour aller meuler des plaquettes
et secouer les machines sur une épreuve qui nous semble intéressante.

C’est ce qu’on a fait ce dimanche encore, en se rendant à Bretenoux pour la Rando Raid Cère et Ségala.

Le Lot c’est quand même un département formidable en tout point de vue.
Que vous fassiez du tourisme, ou un paquet d’activité sportive de plein air ou sous terre,
on y trouve toujours du plaisir par rapport à ce qu’on est venu y chercher.

Pour nous il s’agit de vtt, donc on va s’en tenir à ça pour le moment.

Bretenoux, c’est le nord… du Lot. On est déjà proche de la Corrèze et du Cantal.

Bien qu’originaire du Lot (sud de Cahors), je ne connaissais pas ou très peu cette région.
En s’approchant du village, outre le fait que les paysages sont superbes et verdoyants à cette époque,
on s’aperçoit vite qu’il y a du relief. Relief égale bosses qui égale descentes et ainsi de suite.

 

On est 6 de Cornebarrieu à s’être levé vers 5h du mat pour être sur place à 8h.

Le petit dèj vous attend, le temps de s’inscrire et de zieuter la carte avec le programme qui nous attend.
De 40 à 80 km, chacun aura son compte.

Pour le grand parcours de 80 bornes, 2500m de D+ sont annoncés. Ça va secouer et pas que les machines visiblement.

Le départ officiel et groupé est à 9h.

Ayant pris soin de demander aux organisateurs la veille pour savoir si on pouvait partir un peu plus tôt (8h30).
Ça nous permet ensuite de pouvoir rentrer un peu plus tôt vu qu’on a quelques impératifs de retour à temps sur Toulouse.

On démarre du centre du village, qu’on traverse rapidement. Village charmant et touristique.

Le début du parcours est peinard pour dérouler tranquillement sur les quelques km de calme plat jusqu’au patelin de Cornac.
On attaque les sentiers dans une petite bosse sans grande difficulté et pas très longue.
Au pied de la bosse on était encore groupé, mais en haut il en manque deux.

JP fait le 65 km donc il sera rentré avant nous et Nico venu seul et sans impératif de temps,
se réserve pour l’attaque à outrance dans les descentes.

Faut dire aussi que Julien mets le feu d’entrée, pas le temps de chauffer.

Sur les vingt premiers km à profil montant, on enquille pas mal de dénivelé d’ailleurs.
Jamais trop de répit, des petites bosses suivies de descentes en single.
Un superbe passage descendant qui penchent fort et bien fuyant vous attend vers le dixième km.

On visite les petits villages alentours où la pierre du Lot est le matériau dominant sur cette région.
Belles demeures entretenues et retapées pour la plupart.
Ajoutez à ça un paysage charmant et coloré et vous avez un superbe décor
dans lequel il faut penser à lever le nez du cintre par contre, ce qui n’est pas toujours notre cas.

Les furieux de devant se calme pas trop, quand c’est pas Julien c’est Martine qui agace.

Tiens au fait, on nous avait prévenu au départ qu’on risquait de manquer le ravito un, vu qu’on était parti plus tôt.
Ça n’a pas loupé, on l’a pas vu.

JP et Nico, eux l’ont eu et après renseignements, les gars du ravito nous ont vu passer alors qu’ils allaient s’installer.
Pas grave de toute façon, puisqu’on est pas partis les poches vides comme d’habitude.

Le temps du jour est conforme aux prévisions, c’est-à-dire pas trop chaud.
Juste un peu lourd par moments mais ça va bien comme ça.

Le terrain est très sec, parfait pour passer une belle journée de vtt.

Le fléchage du circuit est fait avec des flèches au sol et de la rubalise,
et souvent appuyé par le fléchage permanent (petits panneaux type FFC). Pas de problème pour suivre la trace.

On poursuit l’aventure dans les chemins et pistes, avec le même profil de montées pas très longues encore.
Une première grosse descente sur le ruisseau de Soult. Pas de piège, c’est propre mais c’est de la terre et ça glisse bon train.
Extra ce passage. En bas, traversée du ruisseau et là, attention les cuisses. Si ça penchait fort vers le bas juste avant,
vous allez manger une centaine de mètres de D+ qui sont rudes pour rejoindre le bout de route au-dessus.
Un petit portage obligé par endroits car les pourcentages sont hallucinants.

Soufflez un bon coup avant de continuer, les ondulations plus ou moins violentes se poursuivent jusqu’au ravito 2.
Celui-là, on le manque pas. Il est bien en place, bien fourni et pour le coup on est bien affamé.
À 35 km environ, même si on a mangé quelques barres, c’est la grosse faim.
Rien ne remplace un bon ravito avec du sucré et du salé.
Un conseil, ne partez pas avant d’avoir gouté la pâte de coin. Fameux, mieux que les barres de fruits plastiques.

La reprise se fait dans de meilleures conditions une fois rassasié et un peu reposé.

L’allure faiblit pas, toujours un rythme soutenu. La moyenne augmente aussi un peu,
car on a un peu moins de relief que sur la première partie, mais le parcours devient plus joueur.

Les sentiers se multiplient et c’est toujours avec plaisir qu’on les enchaine.

Décors sauvages des causses et passages ombragés des sous-bois,
on longe des ruisseaux qui se transforment en lacs pour finir sur de petits barrages comme celui de Candes.

On roule avec deux gars du Cahors Cyclisme qui ont bifurqué sur le 65 km
et qui sont un peu dans le même rythme que nous.
L’occasion de reparler de Trespoux, la Rozière et Cahors, des hauts lieux du vtt encore et toujours dans la Lot.
 

Passage au ravito 3 qui était je sais plus où, en bord de route.
On y retrouve du monde car la jonction des parcours et des différentes boucles se fait dans les alentours.
RAS, on refait le plein de bonnes choses avant de se remettre en selle.

Un peu plus loin, le village de Comiac avant de revenir au-dessus de la Cère et se régaler dans la descente du GR 652.
Excellent et très long le morceau de descente.

Des pentes bien raides, tout en glissade sur la terre fuyante, quand l’avant passe, l’arrière suit.

C’est plutôt technique mais pas piégeux du tout, on adore. Et comme dit Alain, on peut pas se faire mal !

Terrible ce passage la tête vers le bas et un large sourire.

Au fond des gorges, le long de la Cère on  retrouve le calme d’une petite route
avant de rentrer dans le petit bourg de Laval de Cère.

Alors qu’on commençait à s’habituer à la tranquillité de cette route et qu’on pouvait espérer que ça dure un peu plus,
une flèche à gauche vous rappelle à l’ordre ; c’est par là.

Par là ça veut dire en fait par là-haut, très haut.

Un sentier qui fait pas dans le gentil pour reprendre de l’altitude, ça grimpe fort d’entrée.
Et c’est pas finit surtout. Y en a pour un long moment à appuyer sur les manivelles.

Le dénivelé était annoncé plutôt raide et c’est conforme au papier.
Environ 4 bornes à transpirer pour sortir de cette bosse qui vous amène au petit hameau du Garric d’Amal (aux jambes)

Vous vous êtes plutôt vidé de vos forces dans la bosse, donc ça tombe bien, vous allez pouvoir refaire le niveau.
Le dernier ravito vous attend au bout de l’effort peu après le bled, et tout le monde est ravi.

Il reste une petite quinzaine de km à peine pour finir. Toujours dans le vert du décor,
des singles et en prime encore une superbe descente en monotrace.
Des enfilades rapides dans un long toboggan entre les arbres. Amusement garanti tout le long. Sensass encore une fois.

Les quelques côtes qui se succèdent sur la fin, sont bien moins virulentes heureusement
et on arrive vite en vue du village d’arrivée qu’on aperçoit depuis les hauteurs.

On passe la ligne avec 75km au compteur et 2150m de D+ et on retrouve JP qui a déjà une ou deux bière d’avance.

Lavage de vtt et rafraichissement des pilotes à disposition et on file direct vers le buffet ravito qui attend qu’on lui fasse sa fête.
On se fait pas prier en général. La rillette est fameuse et les pâtes méritent qu’on y revienne,
le reste suit avec plaisir et on se refait vite une petite santé.

N’oubliez pas la bière en passant qui est le complément indispensable d’une fin de raid.

 

5h de roulage pour boucler ce sympathique parcours qui manque pas de charme, et environ demi-heure d’arrêt à rajouter.

Bonne allure donc, car je pensais pas qu’on pourrait rouler à 15 de moyenne vu le dénivelé annoncé.

Joli tracé dans des paysages magnifiques, et gros changement par rapport au sud du département qui est truffé de caillasse.
Là-bas ne les cherchez pas, y en a pas une ou si peu. À croire qu’ils ont tout enlevé.
On pourrait d'ailleurs leurs en filer quelques unes un peu trop présentes dans le sud parfois.

 

En tous cas, c’est une rando raid à faire pour découvrir cette région,
bien organisée par le club de la Cère et qui mériterait de recevoir un peu plus de vététistes.

Accueil impec et chaleureux, pas cher et bien garni, entouré de jolis circuits ou tout le monde y trouve du plaisir sans modération,
c’est la recette de nombreux raids régionaux qui ont tout compris au vtt.

Voilà, le vtt y a pas besoin que ce soit trop compliqué, et peu de choses suffisent pour passer une superbe journée.
Elles étaient toutes réunies à Bretenoux.

Bravo et merci.

Publié dans Compte- rendu

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